Le Dr. Larry D. Rosen, professeur de psychologie à l’Université de Californie a présenté à la 119ème convention annuelle de « l’American Psychological Association » la semaine dernière, une étude appelée : « Poke moi ou comment les réseaux sociaux peuvent à la fois aider et blesser les enfants ». Il y étudie les effets de la technologie sur les gens et notamment les enfants depuis plus de 25 ans et les résultats sont étonnants.

La communauté scientifique ne fait que commencer à analyser les effets à court terme et à long terme des nouvelles technologies et notamment des réseaux sociaux sur le comportement humain de l’enfance à l’age adulte. Voila donc un pierre apportée à cet édifice et qui analyse les effets de l’utilisation des réseaux sociaux sur le développement des jeunes enfants aux jeunes adultes en passant par la case adolescence. Voici une synthèse des résultats :
- Les adolescents et les jeunes adultes qui sont connectés en permanence sur les réseaux sociaux sont plus nombreux en proportion à présenter des désordres psychologiques comme la paranoia, les tendances agressives et les comportements anti-sociaux. Ils présentent également plus souvent des tendances narcissiques nourries par la possibilité de diffuser à tout moment des informations à leur sujet.
- les enfants et pré ados qui ont une forte consommation de technologie aussi bien jeux vidéos qu’Internet ont plus de maux d’estomac, de problèmes de sommeil, sont plus anxieux et présentent plus souvent des états dépressifs en comparaison avec la même catégorie d’age mais avec un usage restreint de ces technologies.
- C’est sans surprises que les collégiens et lycéens qui se connectent au moins un fois tous les quarts d’heure obitennent en moyenne des notes plus basses que les autres. Plus surprenant, d’après l’étude la plupart des lycéens et collégiens ne sont capables de se concentrer sur leur travaille que pendant deux ou trois minutes avant d’être distrait par une technologie quelconque Google+,SMS, mail, Facebook, Twitter…
Néanmoins, toutes les conclusions n’ont pas été négatives. Par exemple les jeunes qui utilisent souvent les réseaux sociaux sont plus à même de ressentir de « l’empathie virtuelle » pour leurs contact en ligne et les jeunes les plus introvertis développe généralement mieux leur sociabilité avec la sécurité d’une relation par technologie interposée.
Le Dr. Rosen a déclaré à l’attention des parents qui pourraient vouloir essayer de contrôler la consommation de média sociaux par leurs enfants :
« Si vous pensez que vous devez surveiller la vie virtuelle de vos enfants grâce à des logiciels de contrôles, vous perdez votre temps, ils trouveront toujours une solution pour contourner le problème. [...] Il faut au contraire commencer à parler tôt de la bonne manière d’utiliser les nouvelles technologies »
Pour l’instant l’étude n’a pas été officiellement publiée donc je n’ai pas les details sur le protocole expérimental ni même si le nombre de jeunes étudiés. Je ne peux donc pas m’exprimer pour l’instant sur la crédibilité d’une telle étude même si l’Université de Californie est une institution sérieuse.
[sources : Science Daily, LA Times]
tres interresant merci pour article de grande qualité !
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