À partir du 1er juillet 2025, les logements de moins de 40 m² seront évalués selon une nouvelle méthode de calcul du DPE, distincte de celle appliquée aux biens plus grands. Cette évolution s’accompagne de critères de notation révisés, susceptibles de modifier la classe énergétique attribuée à de nombreux logements.Le calendrier prévoit aussi l’entrée en vigueur de nouvelles obligations pour les propriétaires bailleurs dès 2026. Ces mesures impliquent des ajustements concrets dans la gestion des biens immobiliers, avec des conséquences directes sur la location et la vente.
Pourquoi le DPE évolue en 2025 : enjeux et contexte de la réforme
Le DPE 2025 dépasse largement une simple mise à jour technique. Cette réforme incarne la volonté de redéfinir le diagnostic énergétique et de le rendre cohérent avec la loi Climat et Résilience. Désormais, la priorité est donnée à la détection précise des passoires énergétiques pour lutter plus efficacement contre les inégalités thermiques. Les nouvelles mesures publiées en 2024 et 2025 forcent tout le secteur immobilier à réviser ses méthodes pour adopter cette approche renouvelée.La dimension sociale de ce tournant est manifeste. Les zones tendues cumulent les défis, et la performance énergétique des logements accentue l’écart entre les locataires. Selon l’ADEME, la proportion de logements classés F ou G atteint des niveaux alarmants, révélant une précarité énergétique massive. D’où la nécessité de critères de classement adaptés à la diversité du parc immobilier, notamment la taille du bien.Il n’est plus simplement question de chiffrer la consommation. La réglementation DPE nouvelle génération devient une arme pour l’intervention publique. Progressivement, la location de logements énergivores sera interdite, accompagnée par des dispositifs financiers pour la rénovation, et une évolution des aides à destination des ménages et des bailleurs. Ces jalons mettent chacun devant ses responsabilités : propriétaires, locataires et professionnels voient leurs obligations évoluer.L’administration, au travers de l’ADEME, souhaite obtenir des diagnostics d’une justesse renforcée, garants de justice et de clarté pour tous. Ces avancées servent l’intérêt général et devraient rendre les étiquettes DPE plus fiables, tout en favorisant les investissements responsables. Impossible, désormais, de réduire le DPE 2025 à une simple formalité administrative : il engage une refonte profonde du tissu résidentiel.
Quels changements concrets pour le Diagnostic de Performance Énergétique ?
Le Diagnostic de Performance Énergétique revu pour 2025 introduit des modifications majeures. La méthode 3CL, qui calculait jusque-là les consommations de façon standard, se transforme. L’évaluation ne prend plus seulement en compte l’énergie primaire, mais aussi l’impact en gaz à effet de serre. Désormais, la classification s’ajuste à la typologie des logements, notamment selon leur superficie, pour une équité accrue. La distinction entre classe énergétique et classe climatique devient déterminante.Pour les diagnostiqueurs, le rapport évolue avec une grille d’analyse plus détaillée. Isolation, déperditions thermiques, tout est passé au crible. Les propriétaires et locataires reçoivent désormais un rapport enrichi, comprenant notamment un QR code DPE qui donne un accès instantané aux données et autorise une vérification immédiate auprès de l’ADEME.
Ce qui change dans le rapport DPE
- Introduction d’une double barre d’évaluation : la consommation d’énergie finale s’associe désormais aux émissions de CO2 pour déterminer la nouvelle étiquette DPE.
- La validité DPE reste inchangée, mais toutes les informations doivent maintenant figurer systématiquement dans le Dossier de Diagnostic Technique.
- Même un logement bien classé doit bénéficier de recommandations d’amélioration formulées par le diagnostiqueur certifié.
Voici les nouveautés introduites dans le rapport DPE :
Chaque transaction immobilière devra suivre une traçabilité numérique renforcée. Toute annonce immobilière affiche la nouvelle étiquette et le QR code associé. Cette évolution offre une meilleure fiabilité des diagnostics, et facilite l’accès à l’information pour tous sous l’œil vigilant des pouvoirs publics.
Propriétaires et locataires : ce qui va changer pour vous dès 2025 et 2026
Avec la réforme du DPE 2025, le secteur locatif prend un virage net. Dès le 1er janvier 2025, un propriétaire bailleur titulaire d’un bien classé passoire énergétique (étiquette G) dans une zone tendue devra renoncer à le louer. À cette interdiction s’ajoute le gel des loyers et un dispositif de sanctions financières. La nouvelle étiquette DPE ainsi que le QR code DPE deviennent obligatoires sur chaque annonce, offrant à chaque candidat locataire ou acquéreur une transparence inédite.La réglementation évolue également pour les autres situations. Dès 2025, la DPE obligatoire location concerne aussi les meublés de tourisme dans les secteurs les plus recherchés. En 2026, le seuil s’étend aux logements classés F. Les échéances se resserrent, exigeant une anticipation concrète sous peine d’exposer les propriétaires à de nouveaux risques financiers.
Ce qui change concrètement
- Obligation d’audit énergétique pour toute vente de bien classé F ou G.
- Lancement de travaux de rénovation énergétique pour garder le droit de louer.
- Accès facilité aux dispositifs MaPrimeRénov’ et à l’accompagnement proposé par France Rénov’.
- Gel des loyers pour les logements défaillants dès l’entrée en vigueur du nouveau DPE.
Retenez les principales nouveautés qui concernent directement propriétaires et locataires :
La notion de valeur verte pèse plus que jamais dans les échanges immobiliers. Les locataires trouvent là un moyen d’exiger une meilleure qualité de vie. Du côté des propriétaires, l’heure n’est plus à la temporisation : la modernisation de l’habitat devient une priorité claire.
Où s’informer et comment anticiper la nouvelle réglementation DPE ?
Pour ne pas se perdre dans la réforme du DPE, le recours à des ressources fiables s’impose. L’ADEME publie régulièrement des guides pratiques, des analyses et des informations réglementaires pour suivre l’avancée des textes et s’approprier les outils de simulation permettant d’évaluer la performance énergétique de chaque logement. France Rénov’ propose également de l’accompagnement personnalisé, en accord avec les nouvelles exigences du DPE 2025.L’expertise d’un diagnostiqueur certifié s’avère précieuse pour tout questionnement relatif à la justesse ou l’interprétation du diagnostic. Les listes sont mises à jour régulièrement et apportent une vraie garantie dans un secteur en pleine mutation.Enfin, il est judicieux de consulter les arrêtés successifs publiés en 2024 et 2025 pour anticiper l’affichage obligatoire ou la transmission du diagnostic. Syndicats professionnels, notaires, associations spécialisées envoient des bulletins d’information sur la validité DPE, les démarches à privilégier pour obtenir les aides (MaPrimeRénov’, France Rénov’) ou choisir un accompagnement efficace.Dans un contexte où les règlementations bougent vite, surveiller l’actualité du secteur, assister à des ateliers pratiques et interroger régulièrement les plateformes dédiées s’avère payant pour sécuriser son projet et traverser la réforme sans faux-pas.
Le DPE 2025 referme définitivement la porte des demi-mesures : désormais, chaque logement aura sa carte énergétique, et chacun devra s’en emparer.


